ITINÉRAIRE SALIN-DE-GIRAUD / 2015

 

Maîtrise d’oeuvre pour la réalisation d’un sentier patrimonial à Salin-de-Giraud.

Nous avons été missionnés par le  Parc Naturel Régional de Camargue pour assurer la maîtrise d’oeuvre et la conception de l’itinéraire patrimonial de Salin-de-Giraud. En 2015, nous avons abouti la première étape de ce sentier.


  • Salin-de-Giraud, entre terre, mer et sel. Un tout jeune village, né à l’ère industrielle.
  • Nous avons été les visiteurs de ce bout du monde. Nous avons traversé Solvay. Longé une suite de bâtiments construits selon une logique hyper rationnelle, parcouru des rues parfaitement droites et parallèles. Nous avons suivi un chemin étroit et au bout une église orthodoxe. Blanche et bleue immaculée. A ses côtés, des ruines. Puis, nous avons été à Péchiney. Une grande allée bordée d’arbres et de longs bâtiments d’habitation. Au bout, une place et son kiosque. Enfin, nous avons été de place en place -place Carle Naudot, place des Gardians, avant de revenir à Solvay, à notre point de départ.
  • Au fil de nos rencontres, au fil des mémoires et des souvenirs, nous l’avons trouvé beau. Ces gens qui l’ont peuplé, peuples de la mer, peuples arrachés à leur terre, peuples venus de toutes parts et tous réunis : son patrimoine et sa richesse. C’est à partir de ce patrimoine immatériel et mémoriel que nous voudrions construire notre récit.
  • Une silhouette de femme, ombre chinoise, accompagne le visiteur tout le long de sa visite de Solvay. Cette femme, enveloppe d’une mémoire, sans traits distinctifs, personnifie le quartier de Solvay par l’entremise des souvenirs de ses habitants. De l’autre côté, à Péchiney, c’est la silhouette d’un homme qui guide et interpelle le visiteur.
  • Et sur la place centrale, place Carle Naudot –voire aux arènes et au bois sacré, ces deux personnages se rencontrent : leurs deux silhouettes se mêlent et racontent à l’unisson leur histoire. Par l’entremise de ces deux personnages, c’est l’histoire d’une rencontre et d’une union. Racontée à la première personne du singulier, au féminin quartier Solvay, au masculin quartier Péchiney, elle se conjugue alors au pluriel.
  • Nous avons recueilli souvenirs et anecdotes auprès des habitants, leur mémoire et celle de leurs aïeux, pour composer une mémoire et une histoire commune. Toutes ces histoires particulières forment une histoire collective et donnent corps et humanité à un paysage d’apparence froid. L’histoire de Salin-de-Giraud est racontée comme on confie des souvenirs.

 Totems

Au cours de cette première étape, la priorité a été de mettre en place des totems de lecture. Jalons du parcours, ce mobilier permet de délivrer une interprétation de Salin-de-Giraud et de donner des clefs de compréhension de son histoire.

Silhouettes

Disséminées dans la ville, sur les murs, des silhouettes en ombre chinoise qui présentent des habitants du siècle dernier en activité et en mouvement: l’idée étant d’interroger passé et présent, activités d’antan et activités d’aujourd’hui. Une courte phrase invite le visiteur à s’interroger.
Exemple : la silhouette de Carle Naudot, devant son ancienne maison, est accompagnée du texte « Je suis devenu contremaître ». Cette réalisation interroge le visiteur sur le projet urbanistique et social de Solvay : un employé pouvait changer de statut au sein de l’entreprise et, au fur et à mesure qu’il progressait dans la hiérarchie de l’entreprise, déménageait de rue et de maison.

 Missions : Maîtrise d’oeuvre | Recherches historiques, thématiques et iconographiques | Design du mobilier | Scénarisation | Enregistrements/montage des bandes son | Rédaction | Cartographie | Design graphique | Identité visuelle
Format : 3 totems en acier corten, plaques de grès 600×300 | 3 silhouettes
Salin-de-Giraud, Bouches-du-Rhône

Fabrication des totems : Empreinte-Sign
Fabrication des silhouettes : Atelier de Mijo